Bhīmpalāsī

Ṭhāṭa : Kāfī

Jāti : auḍuva / sampurna

Āroha / avaroha : ṇi Sa ga ma Pa ni Ṡa / Ṡa ni Dha Pa ma ga Re Sa

Vādī / Samvādī : ma / Sa

Prahara : après-midi (jusqu’aux heures qui précèdent le coucher du soleil).

Pakaḍa ṇi Sa ga ma, Pa ga ma, ga re Sa (Abhinava Gītanjali)

 

Bhīmpalāsī fait partie des incontournables de la musique hindoustanie. Classé dans le ṭhāṭa Kāfī, ce raga possède la même structure que l’ancien raga Dhanaśrī qui fut en circulation jusqu’au XIXe siècle. Dans le Saṅgīta-Darpaṇa, composé par Dāmodara au début du XVII siècle, on trouve ce dhyāna présentant Dhanaśrī comme une femme esseulée par son amoureux parti en voyage :

 

Dhanāśri, la poitrine trempée par les pleurs, a une larme accrochée à son visage opalin ; peinée par la séparation, cette femme charmante au teint semblable à celui de l’herbe dūrvā peint tristement le portrait de son amoureux. (Saṅgīta-Darpaṇa 2, 104, traduction libre tirée de Martínez, 2001)

Bhīmpalāsī se caractérise par la forte présence de son ma ; centre de gravité du raga. Selon Moutal (2012), les musiciens qui interprètent Bhīmpalāsī en accordant une grande importance au Pa dans leur développements mélodiques, interprètent raga Dhanaśrī sans le savoir. La symétrie entre les deux portions du territoire musical de Bhīmpalāsī, appelle les jeux de question-réponse dans le développement de la mélodie, par exemple : ṇi Sa ga (Sa)Re – Sa et ma Pa ni (Pa) Dha – Pa. Le caractère mélancolique de Bhīmpalāsī se révèle particulièrement par de longs glissandos et par les pauses sur ma.

Calana :

ṇi Sa ga Re Sa, Re ṇi Sa ma, ma ga ma ga Re Sa, ṇi Sa ma, ma Pa, ga ma Pa ni Dha Pa, ga ma Pa ni Ṡa | Pa ni Ṡa ġa Ṙe Ṡa, Ṡa ni Dha Pa, Dha ma Pa ma ga, ga ma ga Re Sa

Dhanaśrī

Artiste : Inconnu

Date: 1660

Malwa

Klaus Ebeling's Rāgamālā collection

Cornell University Library's Digital Collections  

  • Rāga Bhīmpalāsī, rūpakatāla
  • -
  • Jonathan Voyer, Uday Kulkarni
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  • Rāga Bhīmpalāsī, druta tīntāla
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  • Jonathan Voyer, Uday Kulkarni
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Références textuelles :

  • Bor, J. et al. (2002). The raga guide: A survey of 74 hindustani ragas. Netherlands: Nimbus : Rotterdam Conservatory of Music, p. 40.

  • Jha R. (2018) Abhinava Gītanjali, Vol 5, pp. 125-128.

  • Kaufmann, W. (1968). The rāgas of North India. Bloomington, London: International Affairs Center by Indiana University Press, pp. 362-363.

  • Martínez, J. L. (2001). Semiosis in Hindustani Music. Delhi: Motilal Banarsidass Publishers, p. 292.

  • Moutal, P. (2012). Comparative Study of Hindustānī Rāga-s: volume 1 (New edition). Aubagne : Patrick Moutal Editeur, pp. 360-361.

  • Rao, B. S. (1980) Raganidhi: A Comparative Study of Hindustani and Karnatak Ragas, Volume One (2e édition). Madras: The Music Academy, Madras, pp. 93-94. 

santoor

raga

compositions

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À propos
Note sur la translitération

Ce site a été créé par Jonathan Voyer en collaboration avec Pandit Satish Vyas et Maneesha Kulkarni (University of Mumbai) dans le cadre d'un projet postdoctoral en recherche-création. Ce projet a reçu l'appui financier du Fonds de recherche du Québec (FRQSC).  

Nous avons opté pour la translittération plutôt que pour la transcription. Nous utilisons le système de « l’alphabet international pour la translittération du sanskrit » (IAST). Ainsi, le terme « बंदिश » est translittéré en « bandiśa » et non transcrit en « bandish ». Tous les termes translitérés sont neutres et écrits en italique, à l’exception des noms propres (incluant le nom des ragas, ex. Ahīra Bhairava). La voyelle silencieuse « a » rattachée au consonnes finales est conservée par soucis d'uniformité. Les termes déjà francisés sont écrits tels quels, on lira donc « raga » et non « rāga ».

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