Ahīra Bhairava

Ṭhāṭa : Bhairava

Jāti : sampūrṇa / sampūrṇa

Āroha / avaroha : Sa re Ga ma Pa Dha ni Ṡa / Ṡa ni Dha Pa ma Ga re Sa

Vādī / Samvādī : ma / Sa

Prahara : 6:00 - 9:00

Pakaḍa : Ga ma re, Sa Ḍha ṇi re Sa (Abhinava Gītanjali)

Ahīra Bhairava, comme son nom le suggère, appartient à la grande famille Bhairava. Il s’agit d’un samyukta raga, c’est-à-dire qu’il est formé par la combinaison de deux ragas : Bhairava dans le tétracorde inférieur (purvāṅga) et Kafi dans le tétracorde supérieur (uttarāṅga). L’échelle ascendante et descendante (āroha et avaroha) est directe, toutefois le charme d’Ahīra Bhairava se manifeste surtout par des mouvements obliques, par exemple : Dha ma Pa Ga ma, Ga ma re, ṇi Ḍha ṇi re. La plupart des ouvrages de référence présentent les svara ma et Sa comme vādī et samvādī, cependant cette règle ne se reflète plus dans la pratique. L’analyse des interprétations contemporaines de ce raga révèle plutôt l’importance des svara re et Ga. Le défi avec Ahīra Bhairava, comme avec la plupart des samyukta ragas, consiste à trouver un juste équilibre entre les deux portions du territoire musical (uttarāṅga et purāṅga). À cet égard, certains musiciens choisissent d’accorder le tānpurā sur les svara ma-Sa plutôt que sur Pa-Sa. À mon avis, la présence du ma dans l’accord du tānpurā a pour effet d’accentuer la division du territoire musicale. C’est pourquoi je préfère accorder le tānpurā avec Pa.

Calana :

Sa ṇi Ḍha ṇi re- Sa, ṇi re Sa ṇi Ḍha P̣a, Ḍha ṇi re- Sa, Ga ma Pa ma Ga ma re Sa, ṇi Ḍha ṇi re- Sa | re Ga ma Pa ma, Ga ma Pa Dha ni Dha- Pa, Ga ma Dha ni Ṡa, ni Dha ni ṙe Ṡa |Ṡa ni Dha Pa, Dha ma Pa ma Ga, Ga ma Pa ma Ga ma re- Sa, ṇi Ḍha ṇi re- Sa. 

Bhairava

Artiste : Inconnu

Date: 1610

Klaus Ebeling's Rāgamālā collection

Cornell University Library's Digital Collections  

  • Rāga Ahīra Bhairava, madhyalaya tīntāla
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  • Jonathan Voyer, Uday Kullkarni
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  • Rāga Ahīra Bhairava, druta tīntāla
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  • Jonathan Voyer, Uday Kulkarni
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Références textuelles : 

  • Bor, J. et al. (2002). The Raga Guide: A Survey of 74 Hindustani Ragas. Netherlands: Nimbus, Rotterdam Conservatory of Music, p. 20

  • Jha R. (2018). Abhinava Gītanjali, vol I, pp. 249-251.

  • Kaufmann, W. (1968). The Rāgas of North India. Bloomington, London: International Affairs Center by Indiana University Press, pp. 250-251.

  • Moutal, P. (2012). Comparative Study of Hindustānī Rāga-s: volume 1 (New edition). Aubagne : Patrick Moutal Editeur, pp. 170-172.

  • Raja, D. (2016). The Rāga-ness of Rāgas: Rāgas Beyond the Grammar. D.K. Print World Limited, pp. 189-193.

  • Rao, B. S. (1980) Raganidhi: A Comparative Study of Hindustani and Karnatak Ragas, Volume One (2e édition). Madras :The Music Academy, Madras,  pp. 13-14. 

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À propos
Note sur la translitération

Ce site a été créé par Jonathan Voyer en collaboration avec Pandit Satish Vyas et Maneesha Kulkarni (University of Mumbai) dans le cadre d'un projet postdoctoral en recherche-création. Ce projet a reçu l'appui financier du Fonds de recherche du Québec (FRQSC).  

Nous avons opté pour la translittération plutôt que pour la transcription. Nous utilisons le système de « l’alphabet international pour la translittération du sanskrit » (IAST). Ainsi, le terme « बंदिश » est translittéré en « bandiśa » et non transcrit en « bandish ». Tous les termes translitérés sont neutres et écrits en italique, à l’exception des noms propres (incluant le nom des ragas, ex. Ahīra Bhairava). La voyelle silencieuse « a » rattachée au consonnes finales est conservée par soucis d'uniformité. Les termes déjà francisés sont écrits tels quels, on lira donc « raga » et non « rāga ».

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