Vādī et samvādī

Chaque raga peut être distingué par le statut particulier accordé à certaines notes qui le constituent. En théorie, deux notes dominent un raga par la fréquence de leur apparition. Ces notes se nomment vādī (littéralement « la parlante ») et samvādī (la « coparlante ») : « The vādī is that note which is sounded clearly again and again, a note which is superabundant in a rāg. The samvādī is described as being a note used less than the vādī but more than the other notes in the rāg. » (Bhātkhaṇde, tel que cité par Jairazbhoy, 2011, p. 42) Les autres svara d’un raga sont nommés anuvādī (« qui fait écho », « qui résonne »).

Il y a plusieurs façons d’accorder de l’importance à une note. Ainsi, plutôt que de nous satisfaire du « sounded clearly again and again » de Bhātkhaṇde, spécifions que le vādī svara d’un raga est souvent un nyāsa ou viśrānti svara, c’est-à-dire une note qui peut être soutenue longuement et sur laquelle le musicien peut s’appuyer pour clore ses phrases mélodiques. Il sert aussi souvent de point de départ (graha svara) pour des développements mélodiques. Le vādī svara peut être ornementé par des kaṇa svara (notes ornementales) grâce à différentes techniques d’ornementation dont les plus courantes aujourd’hui dans la musique indienne sont : l’āndolana, le gamaka, le krintana, le mīṇḍa, le sparśa et le muṛkī.

La position du vādī svara dans l’octave détermine le centre de gravité d’un raga, la région privilégiée pour ses développements mélodiques : soit dans le premier tétracorde (entre Sa et Pa) nommé pūrvāṅga, soit dans le deuxième tétracorde (entre Pa et Ṡa) nommé uttarāṅga. Le centre de gravité peut aussi être situé dans la région médiane qui lie les deux tétracordes (madhyamāṅga).

Référence :

  • Jairazbhoy, N. A. (2011). The Rāgs of North Indian Music: Their Structure and Evolution. Mumbai : Popular Prakashan PVT. LTD.

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Note sur la translitération

Ce site a été créé par Jonathan Voyer en collaboration avec Pandit Satish Vyas et Maneesha Kulkarni (University of Mumbai) dans le cadre d'un projet postdoctoral en recherche-création. Ce projet a reçu l'appui financier du Fonds de recherche du Québec (FRQSC).  

Nous avons opté pour la translittération plutôt que pour la transcription. Nous utilisons le système de « l’alphabet international pour la translittération du sanskrit » (IAST). Ainsi, le terme « बंदिश » est translittéré en « bandiśa » et non transcrit en « bandish ». Tous les termes translitérés sont neutres et écrits en italique, à l’exception des noms propres (incluant le nom des ragas, ex. Ahīra Bhairava). La voyelle silencieuse « a » rattachée au consonnes finales est conservée par soucis d'uniformité. Les termes déjà francisés sont écrits tels quels, on lira donc « raga » et non « rāga ».

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