Pakaḍa et calana

Les éléments constitutifs d'un raga s’articulent dans des formules mélodiques simples, nommées pakaḍa, qui synthétisent la personnalité musicale d’un raga et qui permettent de le reconnaître parmi d’autres. Le terme hindi pakaḍa signifie « prise » ou « capture » et, selon Ashok Ranade, c’est exactement ce que ce concept musical permet de réaliser : « To performers and auditors alike, pakad offers a good grip on the raga. » (1990, pp. 73-74) Il est considéré par Bhātkhaṇde comme une combinaison de notes spécifique qui permet à elle seule d’évoquer le raga. (1916, p. 41)

 

Le calana, terme hindi signifiant « marcher », fait référence au contour mélodique d’un raga (Bor et al., 2002, p. 179) et à la façon de combiner successivement les notes d’un raga dans une mélodie. (Widdess, 1995, p. 399) Il s’agit d’une série de phrases musicales, pas plus de huit ou dix (Raja, 2005, p. 414), qui illustrent les mouvements mélodiques généraux d’un raga. En somme, le pakaḍa et le calana conjuguent l’ensemble des éléments constitutifs d’un raga, les organisent en mouvements et donnent une forme spécifique et reconnaissable à chaque raga.

 

Références :

  • Bhatkhande, V. N. (1916). A Short Historical Survey of the Music of Upper India. Baroda: Indian Musicological Society.

  • Bor, J. et al. (2002). The Raga Guide: A Survey of 74 Hindustani Ragas. Netherlands: Nimbus : Rotterdam Conservatory of Music.

  • Ranade, A. D. (1990). Hindustani Classical Music : Keywords and Concepts. New-Delhi: Promilla.

  • Raja, D. (2005). Hindustani Music: A tradition in Transition (2015 ed.). New-Delhi: D.K. Printworld.

  • Widdess, R. (1995). The Rāgas of Early Indian Music: Modes, Melodies, and Musical Notations From the Gupta Period to 1250. Oxford : Clarendon Press. 

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Note sur la translitération

Ce site a été créé par Jonathan Voyer en collaboration avec Pandit Satish Vyas et Maneesha Kulkarni (University of Mumbai) dans le cadre d'un projet postdoctoral en recherche-création. Ce projet a reçu l'appui financier du Fonds de recherche du Québec (FRQSC).  

Nous avons opté pour la translittération plutôt que pour la transcription. Nous utilisons le système de « l’alphabet international pour la translittération du sanskrit » (IAST). Ainsi, le terme « बंदिश » est translittéré en « bandiśa » et non transcrit en « bandish ». Tous les termes translitérés sont neutres et écrits en italique, à l’exception des noms propres (incluant le nom des ragas, ex. Ahīra Bhairava). La voyelle silencieuse « a » rattachée au consonnes finales est conservée par soucis d'uniformité. Les termes déjà francisés sont écrits tels quels, on lira donc « raga » et non « rāga ».

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