Āroha-avaroha

Deux ragas peuvent utiliser les mêmes svara mais seront distingués par leur échelle ascendante et descendante (āroha et avaroha). Par exemple, les ragas Jaunpurī et Darbārī kānadā contiennent tous deux les mêmes sept svara : Sa Re ga ma Pa dha ni. Toutefois, leur échelle ascendante et descendante est organisée différemment : le raga Jaunpurī omet le ga en āroha et reprend les sept svara en avaroha, tandis que le raga Darbārī kānadā comprend les sept svara en ligne directe en āroha et se déploie dans une séquence en zigzag (vakra) dans son avaroha.

L’identité distincte d’un raga est donc en grande partie attribuable à l’organisation de son échelle ascendante et descendante. Celle-ci constitue la charpente même d’un raga, elle lui confère une forme et encadre la potentialité de ses mouvements mélodiques. À vrai dire, la description d’un raga passe souvent d’abord et avant tout par la présentation de son āroha-avaroha.

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À propos
Note sur la translitération

Ce site a été créé par Jonathan Voyer en collaboration avec Pandit Satish Vyas et Maneesha Kulkarni (University of Mumbai) dans le cadre d'un projet postdoctoral en recherche-création. Ce projet a reçu l'appui financier du Fonds de recherche du Québec (FRQSC).  

Nous avons opté pour la translittération plutôt que pour la transcription. Nous utilisons le système de « l’alphabet international pour la translittération du sanskrit » (IAST). Ainsi, le terme « बंदिश » est translittéré en « bandiśa » et non transcrit en « bandish ». Tous les termes translitérés sont neutres et écrits en italique, à l’exception des noms propres (incluant le nom des ragas, ex. Ahīra Bhairava). La voyelle silencieuse « a » rattachée au consonnes finales est conservée par soucis d'uniformité. Les termes déjà francisés sont écrits tels quels, on lira donc « raga » et non « rāga ».

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